Le temple d Uppsala a-t-il existé ? – Viking-celtic

Le temple d Uppsala a-t-il existé ?

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C'est sous la plume d Adam de Brême, à la fin du 11e siècle, qu'apparaît la plus célèbre description d'un temple païen de l'époque viking a Uppsala dans l'actuelle Suède,
Pourtant, il n'est pas certain du tout que cet édifice ait existé, en tout cas sous la forme que décrit cet auteur.
Dans le 4e livre leçon Histoire des archevêques de Hambourg, Adam de Brême, décrit le temple païen d'Uppsala, en Suède, qu'il n'a pourtant jamais vu. Le lieu est à la fois splendide, sinistre et étrange. Splendide, car l'édifice est entièrement ornée d'or, tout comme la grande chaîne qui l'entoure, pendant du toit.
À l'intérieur se dressent les statues de Thor, d Odin et de Freyr. Mais il inspire aussi les froids ont raison des sacrifices abominable qui sont pratiquées tous les 9 ans. On choisit alors dans chaque espèce 9 créatures de sexe masculin (chien, chevaux, hommes). Après avoir été sacrifiés ils sont pendus dans un bois situé à proximité du Temple. C'est enfin un lieu étrange, comme hors du monde : près du Temple, écrit Adam, se dresse un arbre gigantesque dans les branches sont toujours vertes, quelle que soit la saison, et au pied duquel une source est utilisée pour des sacrifices humains.
Le site d'Uppsala, devenu aux yeux des Suédois une sorte de monument national, a été abondamment fouillé tout au long du 20e siècle, il apparaît comme un lieu de pouvoir, ce que manifestement les grandes halles qu'on y a retrouvé ainsi que la série de très imposants tertres funéraires qui compose une des plus impressionnante métropole de l'époque viking.
Du temple décrit par Adam, en revanche, on a trouvé nulle trace.
Sans doute son récit n'est-il donc qu'une fiction, se nourrissant des représentations religieuses des anciens scandinaves que notre auteur semble d'ailleurs bien connaître. Ainsi, l'arbre gigantesque qu'il décrit évoque à s'y méprendre l'Yggdrasil des mythes nordiques. C'est beau texte exprime en fait le rejet qu' inspirait à un homme d'église, tout occupé à chanter les succès missionnaires de l'église de Hambourg, les derniers feux du paganisme nordique qui résistaient encore, en cette fin du 11e siècle, dans ces contrées suédoises. Ailleurs, au Danemark et en Norvège, il avait déjà cédé face à la montée en puissance du christianisme.

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