Les casques à cornes de Vekso

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Les casques à cornes de Vekso

Ces casques font partie des objets les plus précieux de l'âge du bronze nordique et sont considérés comme des éléments sacrés de l'héritage du Danemark. 

Les casques de Vekso, qui datent de l'âge du bronze, étaient cachés dans les tourbières de brons mose a Vekso sur l'île de Seeland depuis le début du 1er millénaire avant Jésus-Christ. Près de 3000 ans plus tard, en septembre 1942, une équipe creusant dans cette zone pour récolter du combustible tomba sur un objet solide.

Les ouvriers ne surent que faire de leur découverte, un récipient en argile cassé et quelques fragments de bronze, détruits par leur travail. Ils étaient loin de se douter d'avoir découvert un des trésors du Danemark. Des archéologues retournèrent plus tard dans l'année sur le site et exhumèrent de nouveaux morceaux de bronze qu'ils assemblèrent petit à petit. Le résultat fut stupéfiant: 2 casques en bronze totalement inédits.
Les casques de Vekso ont chacun été faits au marteau à partir d'une feuille de bronze, les deux moitiés étant attachées par des rivets. La rainure sur le sommet des casques devait permettre de fixer une crête arboré de crins ou de plumes, et ses ornements étaient complétés par un bec crochu sur le devant du casque. 2 yeux sont visibles sur chaque casque et les arches qui les surplombent semble figurer des sourcils. La signification de ces éléments reste aujourd'hui un mystère, mais leurs caractéristiques rappellent curieusement celle d'un oiseau. Il est intéressant de noter qu'une statue en bronze a été trouvée en Suède, a Glasbacka dans la province de Halland, qu'on estime représenter une personne arborant un masque d'oiseau, tandis qu'un joug de cheval trouvé a Fogdarp dans la province de la Scanie présente les statues de 2 hommes arborant des casques à cornes. Mais les éléments les plus proéminents de ces casques sont indéniablement les cornes qui partent de part et d'autre du casque, rappelant celle d'un aurochs.
On estime que ces casques avaient une fonction rituelle et qu'ils étaient portés au cours de cérémonies religieuses plutôt que pour la bataille car ils étaient d'un matériau trop fin pour protéger efficacement. Leur découverte dans une tourbière renforce cette hypothèse car les offrandes votives dans ces marécages et autour d'autres points d'eau étaient communes en Europe pendant l'âge du bronze. Ils auraient pu servir à conjurer les dieux d'être Cléments sur les cultures ou d'apaiser leur colère, car le climat connaissais à l'époque des changements radicaux. Ces découvertes sont antérieures au corps datant de l'âge de fer trouvés dans les marécages anglais, irlandais, hollandais et danois, et nombreux sont ceux qui suggèrent une continuité entre ces pratiques. En effet, on estime que ces corps furent aussi des offrandes ou des sacrifices destinés à apaiser les dieux. Évidemment, nous ne connaîtrons jamais les véritables motifs derrière ces pratiques, mais de nombreux parallèles peuvent-être fait entre des offrandes votives faites aux divinités partout dans le monde et a une multitude d'époques.

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